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Éditos du président

L'Édito du Président
Mars 2017

L'Édito du Président
« Mesdames, Messieurs,
 
En ce début d’année et de mandature, l’heure est paradoxalement à la remobilisation. Certes, en février dernier, l’Assemblée générale de la Fédération m’a renouvelé sa confiance ainsi qu’à mon équipe. Ce soutien sous-tend que la politique que j’entends mener avec les élus s’inscrive dans la continuité de ce qui a été accompli au cours des quatre années précédentes. En revanche, il exige un dynamisme constant pour ne pas sombrer dans une forme de léthargie et de passivité, sous peine d’entraver à coup sûr l’essor de notre discipline que nous avons su amorcer avec brio.
 
A cet égard, le départ, plus tôt que prévu, du DTN, Kévinn Rabaud, nous incite à ne surtout pas nous laisser aller dans une sorte d’immobilisme. Initialement programmé fin mai, il est en effet effectif depuis le 1er mars comme l’a signifié un courrier du ministère des Sports. Toujours est-il qu’il y a urgence à faire avancer les dossiers en cours, à tuer dans l’œuf les tiraillements qui se font jour et à remettre certaines choses à plat. A cette fin, nous ne sommes pas dépourvus de ressources. Ce sera précisément la mission du DTN par intérim, Daniel Emelin, qui a ma confiance. Parmi les priorités, figurent notamment à la certification des arbitres AIBA mais surtout l’avenir du pôle France jeunes de Nancy. Cette structure qui, en trois ans de temps, a déjà trouvé toute sa place dans le Parcours d’excellence sportive, a nécessité des investissements importants tant de la part de la Fédération que du Creps de Nancy où elle est implantée. Or, les cadres qui en sont actuellement les animateurs aspirent, pour des raisons personnelles, à occuper d’autres fonctions. Il est donc impératif de trouver une solution afin de ne pas hypothéquer l’avenir de ce maillon essentiel de la formation de nos futurs champions.
 
Au lendemain des Jeux olympiques de Rio et des résultats historiques de la boxe tricolore, le ministère s’est engagé à nous affecter trois cadres supplémentaires pour répondre à nos besoins de développement dans tous les domaines. Il n’empêche, ces ressources humaines amplifiées ne doivent pas inciter quiconque à privilégier ses propres aspirations au détriment de l’intérêt de la Fédération et de sa mission de service public. J’attends donc de chacun une implication et un investissement sans faille.
 
Y compris des arbitres qui ont rendu des verdicts pour le moins discutables lors des finales des championnats de France amateurs masculins. A cet égard, je soutiendrai sans réserve le Président de la CNO dans sa volonté de prendre les dispositions pour que de tels dysfonctionnements ne se reproduisent plus.
 
La rigueur demeure à mes yeux un maître-mot. Elle devra l’être également pour le prochain DTN. Étant rompu aux luttes intestines et aux batailles d’egos qui trop souvent minent la famille pas toujours unie du noble art, il me semble préférable que l’intéressé n’en soit pas issu. Il devra être un véritable chef d’équipe, un meneur d’hommes. En somme, un gestionnaire qui impulse, donne les grandes orientations et tape du poing sur la table quand il le faut. Quitte, le cas échéant, à tenir tête aux entraîneurs nationaux tout en faisant passer les messages des élus. En outre, sa capacité à mener à bien des projets et à travailler en étroite collaboration avec le ministère constitueront autant de prérequis.
 
Pour ce qui est du ring proprement dit, il convient de féliciter nos jeunes boxeurs qui ont brillé en Roumanie, lors des récents championnats d’Europe réservés aux athlètes de moins de vingt-deux ans. Avec trois médailles dont un titre continental, les Tricolores ont tenu leur rang et prouvé, une fois encore, que les performances de Rio n’étaient pas qu’un feu de paille mais bel et bien le résultat d’un travail de structuration de fond en comble.
 
D’ailleurs, à l’heure où les commissions fédérales sont en passe d’être constituées, je redis ma volonté de travailler en équipe en m’appuyant sur les élus. Même si mon rôle consiste aussi à arbitrer et à trancher, j’ai besoin d’eux. Ce n’est qu’en délégant et en œuvrant ensemble que nous consoliderons le blason désormais redoré de la FFB ». 
 
Par André Martin
 
Président de la FFB

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