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Droit de vote en prison

Monshipour est sur le ring

Milieu Carcéral
Le 17 Avril 2017

 

Devenu président de l’association “ Robin des lois ”, le boxeur poitevin milite pour des bureaux de vote dans les prisons. Au nom de la réinsertion.
 
 
Mahyar Monshipour n'a jamais posé les gants. Désormais, entre deux trains et un avion, le champion du monde de boxe des super-coqs, entre 2003 et 2006, reste sur le ring pour mener un combat plus administratif que physique: obtenir de l'État l'installation de bureaux de vote dans les prisons.
 
"Si on ne s'occupe pas des détenus, ils deviennent des loups"
 
Le boxeur poitevin d'origine iranienne en réclame un pour sa terre d'adoption, au centre pénitentiaire de Poitiers-Vivonne (journal du 11 avril). Au nom d'une nouvelle responsabilité associative: président de l'association « Robin des lois » qui milite, notamment pour cette cause. Le garde des sceaux n'est pas opposé à une « expérimentation » dans trois prisons. Mais le boxeur poitevin, qui connaît bien le monde politique, n'est pas dupe. « Dans quelques semaines, il ne sera plus là ! J'espère vraiment que ce sera possible pour les élections législatives mais je ne le sens pas bien... Ce n'est pas grave, la graine sera plantée pour les prochaines élections », se rassure le conseiller technique national du ministère des Sports placé auprès de la Fédération française de boxe (FFB) depuis le 1 mai 2011. « Avant, je ne me posais pas la question du vote en prison. Mais je sais désormais, à force d'intervenir dans le milieu pénitentiaire, que le vote par procuration ne fonctionne pas. Il faut permettre l'exercice du droit de vote. Quand j'ai rencontré François Korber, délégué général de l'association, il y a deux ou trois mois, grâce à l'avocat Amaury Auzou, je connaissais peu son combat ».
 
Mahyar Monshipour « Robin des lois » ?
 
Pour lui, nul besoin de connaître la forêt de Sherwood. Celle de Moulière suffira. Ici comme ailleurs, les mêmes causes produisent les mêmes effets : « Il faut respecter les victimes mais aussi les détenus et travailler avec eux. Dès qu'une incarcération dépasse quinze jours, la prison ne réinsère pas, elle provoque une déviance. Si on ne s'occupe pas d'eux, ils deviennent des loups ». L'action conjuguée de la boxe et du droit de vote pour la réinsertion, le boxeur y croit. « J'ai un projet pour l'association: la faire grossir, élargir son écho grâce à mes cercles de connaissance, trouver des fonds pour salarier François Korber qui vit dans des conditions matérielles difficiles ».
 
Par : X. B.

 

 

 

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